Un livre magnifique, celui de Sébastien Bras, une revue indépendante qui nous parle de « résistance », de terroirs et de belles gueules, un roman où l’on parle musique, passions et cuisine bien sûr : c’est le menu « édition » de la semaine sur Atabula.

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Bras. Le Goût de l’Aubrac | Sébastien Bras | Phaidon

Quand, dans un livre de recettes, celles-ci s’effacent au profit d’une histoire bien plus profonde que des grammages et des temps de cuisson, c’est que l’ouvrage a un intérêt qui dépasse largement la moyenne des productions éditoriales du Landerneau culinaire. L’ouvrage de Sébastien Bras penche bien évidemment du bon côté. Découpé en autant de couleurs que de saisons, il plonge le lecteur dans le monde du chef à travers des outils, des végétaux, des hommes et des femmes qui font la vie du Suquet, cette adresse si singulière qui fête cette année ses 30 ans. Tout est beau dans ce livre, l’écriture ciselée de Pierre Carrey, les photographies d’Anne-Claire Héraud et Benjamin Schmuck, et l’ouvrage en tant que tel. Comme souvent avec la famille Bras, ce livre fera date. 

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Revue Bobine numéro 2 : « Résistance »

Après un premier numéro sur le thème de « l’héritage », la revue indépendante Bobine propose un second opus autour de la « Résistance ». Au menu : « une rencontre avec Charlotte et son fromage Salat en Auvergne, une tournée de bistrots de villages dans la Sarthe, une fournée au fournil Résistance avec Tulip dans les Pyrénées, une randonnée sur la trace des Maquisards, des plats de résistance en souvenir de notre enfance, un rendez-vous entre terre et mer avec Stéphanie dans les pré-salés du Cotentin, un échange passionnant avec Anaïs sur l’état de l’industrie française ». Bobine promet des « immersions authentiques, à célébrer le beau, des tronches de vie que l’on ne trouve nulle part ailleurs ». Rencontres, échanges, moments suspendus, cette revue assume un positionnement à part, loin de la frénésie de l’information du quotidien. Pour financer ce deuxième opus, Bobine a lancé une campagne sur Ulule | Lien

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L’Oreiller de la Belle Aurore | Pierre Chavot | Éditions Guy Tradeniel

Non, il ne s’agit pas d’un essai sur cette merveille de la gastronomie, l’oreiller de la Belle Aurore, mais d’un roman où l’on parle d’un violoncelliste aussi talentueux que mystérieux. Sa passion ? Outre la musique, la nourriture et les plaisirs qui vont avec. Un livre où la cuisine est certes accessoire, mais qui se savoure avec plaisir. 

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Photographie | DR