À la tête de l’agence Maison Welcomm (Lyon), agence de marketing relationnel spécialisée dans les univers des arts de vivre et des métiers de bouche, Romain Bombail lance le festival « Le Temps est Bon » du 28 au 30 janvier à Lyon. Un festival grand public qui se veut libre dans sa forme et son esprit, mettant au même niveau le vin et la nourriture.


Atabula | Comment est né ce festival Le Temps est Bon ?
Romain Bombail | Depuis près de 15 ans, j’accompagne des professionnels de la restauration dans leur communication. Je commence donc à connaitre cet univers, ses acteurs, son dynamisme. Il y a quelques années, j’ai mis sur pied des collectifs pour mélanger ces personnes qui sont animées par la même passion. Il y a six ans, j’ai créé un premier festival à Praz-sur-Arly (Haute-Savoie) avec, déjà, cette envie de concevoir un événement bon enfant, un truc simple qui respire la bonhomie avec des démonstrations et des masterclass principalement.

À quoi ressemblera le festival lyonnais ?
Il s’inscrit dans la même philosophie que celui de Praz-sur Arly, un festival qui ne se veut surtout pas prétentieux et dans lequel ce sont les intervenants qui font la programmation. Bien sûr, il y a un travail de sélection de personnes qui bossent bien, avec une vraie philosophie et une éthique qui tient la route. Je les contacte, je leur explique le projet et je leur demande ce qu’ils ont envie d’y faire. Ici, tout le monde est sur un pied d’égalité, il n’y a pas de grands, de petits, de marraine ou de parrain prestigieux. Et, surtout, le vin est l’égal de la nourriture et inversement. Et ça, c’est rare, pour ne pas dire unique sur un tel événement. Les intervenants sont à 70% de la région. Avec tous les acteurs et les partenaires, nous avons envie de raconter une histoire brute, vraie, un peu rock. Ce festival doit respirer ce désir de de vivre que nous avons tous en nous.

Concrètement, que se passera-t-il pendant ces trois jours de festival ?
Sur la forme, ce festival ne propose aucune révolution. Comme nous l’avons écrit dans notre Manifeste, « nous n’inventons rien, nous ne révolutionnons rien, nous nous projetons simplement dans un tempo où ce sont les intervenant(e)s-personnalité(e)s qui créent la programmation ». Les participants retrouveront donc des masterclass, des tables-rondes et des dégustations. Mais avec une logique d’événement unique. Par exemple, quand j’appelle Camille Lapierre, du vignoble Lapierre dans le Beaujolais, je lui demande ce qu’elle aurait envie de faire. Réponse : faire une double verticale autour de cuvées avec et sans soufre. Même schéma avec Jean-François Têtedoie qui nous propose de faire un événement en famille avec son frère et sa mère. Ils vont proposer un menu réellement uniquement, qui n’existera que le temps de l’événement. Autre exemple avec Emma Amsellem du Domaine Georges-Vernay (Condrieu) qui va faire déguster un même vin dans quatre verres différents pour montrer l’influence de la forme du contenant sur le goût. Pour le grand public, ce sont des événements uniques. Si ce festival trouve ses marques et son public, il reviendra chaque année à Lyon, complété par l’édition de Praz-sur-Arly et un petit nouveau qui verra le jour en mai prochain, à Biarritz. À chaque fois, la philosophie sera la même : prendre du bon temps, boire un canon, manger et échanger.


Pratique
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